Journal de Patrick

De mon espace, je te salue, ma bonne étoile

Publié le 13 octobre 2017 par L'Odyssée de Patrick
6 min.


Monday,
20h41
année 2017


Cher journal Intime de Patrick,


Ici Patrick. La grande aventure, oserai-je dire, a démarré. Oui, mon cher petit rectangle de cellulose (je te taquine), j’ai éprouvé, et, en effet, il s’agit bien d’une épreuve, mes premiers pas en tant que créateur de Start-up. Considérant certaines choses honteuses que je vais te révéler, je l’espère, tu me comprendras. Je te garde, cependant, le meilleur pour la fin.

Me lançant, j’ai du investir, déjà, en effet. Oui, j’ai fait l’acquisition d’un “laptop” d’une portabilité exceptionnelle, qui me permet de travailler partout, en toute circonstance. C’est Hervé qui a pré-investi dans ma future société, à hauteur de 500 euros, ce qui m’a permis d’obtenir ce petit renfort de technologie. Je n’ai pas les mots pour te remercier Hervé. Alors merci.

Comme tu t’en doutes, travailler chez moi me semblait être une bien mauvaise idée, surtout si je considère le grand nombre de distractions possibles que j’attribue à, ce que j’appellerais, mes grandes passions. J’ai donc décidé de travailler ailleurs, et me suis mis en quête d’un poste de travail dans un espace de coworking (je ne te présente plus Wikipédia, ni TopListes qui est décidément une source d’inspiration intarissable). Après quelques coups de fils, je me suis rendu compte que je ne disposais pas de la trésorerie suffisante pour accéder à un poste de travail (à ce sujet, j’ai définitivement abandonné, au grand désarroi de maman, l’idée de mener une procédure contre M. du Hertu, qui m’a bien fait comprendre que je ne serai pas payé, et que si je l’attaquais, il prendrait les choses en main. Plus précisément : “je vais vous piler Patrick”, ce qui a mis fin à mes négociations).

J’ai redoublé de débrouillardise et j’ai trouvé une solution, que j’espère temporaire, dirons-nous. En effet, je me suis souvenu du code d’un bel immeuble dans le 3ème arrondissement de Paris, dans lequel j’ai réalisé une intervention lorsque j’avais essayé de me lancer dans la livraison de repas à domicile avec la société Livraiment’Bon (je ne te raconte pas à nouveau l’épisode du vélo cf. p.7, ligne 20). J’ai pu accéder à la cage d’escalier et m’y installer pour la demi-journée. C’est de “bric-et-de-broc”, devoir rallumer la lumière toutes les 2 minutes et 30 secondes très exactement est assez pénible, mais au moins, je ne suis pas chez moi. Je me suis senti, et c’est une grande honte, obligé de mentir à maman, en lui disant que j’étais dans un espace de coworking (lorsque la situation se sera débloquée, je pense tout lui avouer).

Mais, oui, et c’est là que je crois, dirai-je, à ma bonne étoile : la dame, du dernier étage, est venue me voir le lendemain. J’aurai, oh la oui, grande peine à te la présenter en quelques mots. J’en perdrais mon latin (même si, en effet, je n’ai pas de latin à proprement parler), car Lysa, son prénom, est coach d’entrepreneurs, et m’a proposé de m’aider, à moindre coût. La première séance est pour dans une semaine, et je dois lui présenter un business plan. J’ai, vraiment, hâte.

Ceci m’a contraint à changer de lieu de travail. Devrais-je encore te saluer ma bonne étoile ? Le monsieur du premier est en réalité le gérant du bar d’en face. Il a été très curieux (un peu trop à mon goût), mais m’a proposé de m’installer dans son bar gratuitement, ce qui est très aimable (et rare de nos jours). Ce n’est pas idéal, car l’endroit sent très fort la frite, mais l’ambiance est chaleureuse, et il y a une connexion Wifi (gratuite - “free wifi”). L’aventure continue. Je prépare mon business plan, et compte bien être à la hauteur des attentes de Lysa.



Patrick, 22h03