Revue de Presse

La revue de plage

Publié le 5 août 2016 par Garance Dansette
Vous avez envie de souffler ? On vous donne les astuces pour prendre de vraies vacances quand on est indépendant. C’est pas comparable, mais on vous parle aussi du congé maternité pour les travailleuses indépendantes, parce que il faut savoir que oui, il peut être indemnisé. Toujours côté santé, sécu et prévoyance, on suit les dernières avancées du RSI, sévèrement attaqué par un rapport de l’Igas. Et enfin, le sujet, qui devient presque routinier, du financement des entreprises françaises, toujours aussi peu accessible aux entrepreneurs et TPE.

Les pieds dans l’eau

Une des problématiques les plus épineuses lorsque l’on est travailleur indépendant concerne les vacances. S’il est indéniable qu’un freelance a autant le droit aux vacances que le salarié, d’autres questions se posent : la période idéale pour les prendre, pour quelle durée et surtout, comment s’organiser afin que celles-ci restent des vacances sans vous léser sur le plan professionnel.

Le blog de Cohome (un service collaboratif pour faire du coworking chez les uns et les autres) vous propose sept conseils tirés de l’expérience de chacun ; en voici une poignée pêle-mêle. Tout d’abord, l’obligation pour l’ordinateur de rester à la maison. Et de tenir le portable le plus éloigné de soi possible par la même occasion. Bien sûr, cela peut se faire seulement si vous avertissez clairement vos clients. Donc prévoyez un mail d’absence à leur adresser, voire même modifiez votre messagerie vocale le temps de votre délassement bien mérité.

Les différents témoignages montrent bien l’ambivalence du freelance face aux vacances : tous s’accordent à les dire nécessaires, mais il faut garder à l’esprit qu’elles doivent être adaptées à sa charge de travail actuelle, à sa situation financière, etc. Et plus vous êtes novice dans l’indépendance, moins il faut s’attendre à trouver de vrais jours de repos ! En effet, le mirage des fausses vacances existe : celles où l’on culpabilise, celles où l’on a pas coupé ses notifications de mail ou de Slack. Un peu comme si, pour s’offrir des vacances quand on est indépendant, il fallait apprendre à bien les prendre.

L’article : 7 témoignages pour des vacances de freelances réussies ( Blog Cohome, 2 août 2016)

Le RSI se la coule douce

Le directeur général du RSI, Stéphane Seiller est interrogé suite au dernier rapport de l’Igas, rapport assez critique envers ce régime. D’ailleurs, même si le rapport est reconnu comme objectif par ce dernier, il n’entend pas pour autant suivre ses recommandations au pied de la lettre : il y aurait déjà en effet des objectifs de perfectionnement en interne. Par exemple, le programme de fusion des caisses, qui devraient voir leur nombre passer de 29 à 13. Ou encore, afin que l’usager puisse s’acquitter au mieux de ses cotisations (ce qui est le but ultime du RSI), un nombre grandissant de démarches pourront se faire en ligne.

Par ailleurs, Stéphane réfute la possibilité d’un transfert de gestion du RSI à un autre régime. Cela apparaît même comme étant impossible étant donné que les travailleurs indépendants payent eux-mêmes leurs cotisations, cotisations sur lesquelles sont calculés leurs droits - différence primordiale avec les salariés. Quant à la question des retraites, le directeur général du RSI semble assez satisfait de ses deux millions de pensions versées chaque mois. D’autant plus que la réforme des retraites de 2014, dite de « liquidation unique », prévoit que les travailleurs indépendants ayant aussi été salariés n’auront bientôt plus qu’un unique régime et un seul interlocuteur. Suffisant pour faire disparaître le mécontentement contre le RSI ?

L’article : Stéphane Seiller : « Nous sommes déterminés à apporter des améliorations concrètes au RSI » ( Les Echos.fr, Claire BAUCHARD, 29 juillet 2016)

Barbotage entre les vagues

Le congé maternité est un droit pour toutes les femmes qui ont une activité professionnelle. Mais il s’avère qu’il semble difficile de s’arroger ces seize semaines lorsque l’on est en indépendant. Pourtant, vous avez le droit à une indemnité journalière. Celle-ci est de 2 327 € pour les 44 premiers jours (le minimum obligatoire pour percevoir ces droits). Ces 44 jours peuvent être prolongés de une à deux périodes de quinze jours (non fractionnables et consécutives), qui peuvent porter les indemnisations à 3 121 € et 3 900 €.

Il existe aussi une seconde indemnité pour compenser la diminution de l’activité, d’un montant de 3 218 €. Pour les encaisser, il faudra faire parvenir diverses pièces justificatives.

Cependant il faut noter quelques arrangements. Depuis janvier 2016, les prestations maternité sont soumises à des conditions de revenus. Ainsi, si vous gagnez moins de 3 750 € par an sur votre activité d’indépendant (vous êtes alors généralement sous le statut micro-entrepreneur), les indemnisations versées par le RSI sont réduites à 10% de leur montant initial. Pas de panique : si vous avez un emploi salarié à côté, vous percevez aussi les prestations de la Sécu. De même, si vous êtes conjointe-collaboratrice d’un travailleur indépendant, vous avez aussi le droit à des indemnisations maternité. Les agriculteurs et affiliés peuvent avoir quant à eux une allocation de remplacement paternité de onze jours. L’adoption est aussi comprise dans ces indemnités, mais leur montant varie. Il existe donc plein de dispositifs pour permettre un congé à la future maman. Ceux-ci fluctuent en fonction de votre situation professionnelle, mais au moins ils existent !

L’article : Congé maternité et travail indépendant : comment ça marche ? (Terrafemina.fr, Charlotte ARCE, 27 juillet 2016)

Pour ne pas boire la tasse

Le financement est toujours délicat pour les TPE, ce que nous confirme une nouvelle fois le Baromètre du Financement des Indépendants et des TPE (enquête Opinion Way). La difficulté de financement des entreprises françaises est quelque peu contradictoire avec la multitude de moyens de financement qui ont émergé (crowdfunding, Business Angels, etc.). Il semblerait en effet que la plupart des entreprises n’y a pas recours  : ainsi, seuls 2% des entrepreneurs ont fait appel au crowdfunding. Le dernier né, c’est le prêt interentreprises, c’est-à-dire entre des entreprises qui ont déjà des liens commerciaux existants. Or, cette solution remporte l’assentiment de 78% des chefs d’entreprise, ce qui est déjà une sacrée avancée.

Car pour le moment, les banques ne répondent pas adéquatement aux problématiques des TPE et PME. Seules 24% de ces dernières ont obtenu un crédit - et la lenteur pour la réponse est de mise. Une des solutions à disposition est le médiateur de crédit, mais cela reste méconnu : 99% des dirigeants de TPE n’en ont jamais reçu la proposition de la part de leur banque. Le bilan est assez sinistre, alors qu’il n’y a aucune raison à ce qu’il ait cette couleur : l’entrepreneuriat a le vent en poupe, les entrepreneurs pourraient se permettre d’exiger bien plus de la part de leurs partenaires financiers !

L’article : Les TPE ne connaissent pas les solutions de financement (Widoobiz, Alexandre DUPONT, 4 juillet 2016)

Les p’tits bonus :

Maintenant qu’on vous a donné envie de prendre le large, voici 10 bonnes raisons de rester ancré sur la côte !

Les startups et leurs modèles d’innovation à la Uber n’en ont pas fini de se prêter à toutes sortes de trolls : Pooper, l’application qui vous libère de la corvée des crottes du toutou/médor et propose de faire ramasser vos crottes de chien…