Revue de Presse

Le bel attirail de l’entrepreneur

Publié le 8 juillet 2016 par Garance Dansette
Cette semaine on refait sa garde-robe ! Le nouveau must-have c’est la blockchain, une nouvelle technologie qui va révolutionner les objets connectés et la collecte de data. Et on range son pyjama bien au fond du placard, même si la motivation pour travailler n’est pas là, grâce à des petits tips soigneusement dispensés par Hopwork. Les tarifs bancaires aussi ont décidé de se relooker, en adoptant une ligne beaucoup plus épurée, suite à un rapport de l’Observatoire du financement des entreprises qui préconisait plus de clarté. Et enfin, dans la même gamme, le capital-risque français qui n’arrive pas à trouver son style, les investisseurs étrangers rechignant encore à parier sur les nouvelles entreprises françaises.

L’avant-gardiste blockchain

Vous n’êtes peut-être pas très technologie, mais là il est plutôt question d’une révolution en devenir : la blockchain. Le bitcoin, véritable monnaie du web, est bâtie sur la blockchain. Cette technologie est étroitement reliée aux objets connectés, en les rendant totalement autonomes. On aura par exemple affaire à « une voiture qui se bloque lorsque la durée de location est dépassée ». Si aujourd’hui, nous, simples citoyens, on ne remarque pas encore réellement ces objets intelligents dans notre quotidien, « chaque jour, 10 nouveaux objets connectés entrent en service dans le monde » d’après une étude de Gartner.

Et la principale crainte concernant ces objets c’est la sécurité des données, car aujourd’hui elles sont stockées sur des serveurs privés. Une solution possible résiderait justement dans la blockchain, qui décentralise la collecte des données et les rend ainsi impiratables. De plus, la blockchain permet une réduction des coûts non négligeable. C’est donc une « techno » prometteuse et qui peut s’appliquer un peu partout, dans chaque domaine. C’est pour cela que beaucoup d’acteurs se tournent d’ores et déjà vers elle. Il existe d’ailleurs des applications concrètes comme dans un port en Finlande, où les conteneurs sont devenus intelligents.

Mais ça n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît : par exemple, les différentes blockchains utilisées ne sont pas forcément compatibles entre elles. Il est aussi question de « la capacité du réseau à supporter un nombre considérable de transactions », et du droit qui viendra encadrer tout ça. En définitive, un monde organisé par la technologie de la blockchain ce n’est pas pour demain.

L’article : Quand les objets connectés discuteront entre eux grâce à la blockchain (Maddyness, Céline DELUZARCHE, 6 juillet 2016)

Quand on resterait bien en pyjama et en chaussons…

Hé oui, on a beau être passionné par notre activité, heureux d’être travailleur indépendant, mais il faut l’avouer, les baisses de régime existent. Il y a des jours sans et des jours avec, et les jours sans il faut faire avec. Huit astuces vous sont proposées par la plateforme Hopwork pour qu’une journée sans motivation ne soit pas une journée perdue. De la marche à l’introspection, une série de parades est possible. Parce que vaincre la procrastination quand on est freelance c’est différent de quand on est salarié : vous ne devez rien à personne, sauf à vous-même (et un peu à vos clients quand même). Courage !

L’article : J’ai pas envie de bosser aujourd’hui, 8 astuces pour vaincre la procrastination (Blog Hopwork, Marie VAREILLE, 19 août 2015)

La nouvelle collection « tarifs bancaires » en exclusivité

A la toute base, un rapport1 de l’Observatoire du financement des entreprises qui alarme sur l’opacité des produits financiers proposés aux entrepreneurs, et en particulier aux petits. C’est-à-dire qu’une TPE ne sait pas exactement combien ça lui coûte d’avoir recours à tel produit de financement - le découvert par exemple. Cela s’explique notamment par le fait que ce coût est composé de nombreux éléments, pas toujours facilement identifiables ; et il varie fortement suivant l’usage que l’on en fait (la fréquence du découvert, etc.). Ça, se sont des choses sur lesquelles on n’a pas forcément de prise. Or, le plus gros problème, dans l’opacité des produits financiers, est que chaque acteur y va de son propre jargon. Ainsi une « commission de financement » peut devenir une « commission spéciale » ou encore une « commission d’anticipation » lorsque l’on change d’affactureur. Alors lorsque l’on a pas de DAF2, on s’emmêle aisément les pinceaux.

La Fédération Bancaire Française (FBF) et l’Association française des sociétés financières ont donc promis d’œuvrer à la mise en place d’un « glossaire commun » et d’un récapitulatif annuel des coûts de chaque produit financier utilisé par l’entrepreneur. Le but est d’éveiller les consciences pour donner envie de discuter à ce sujet avec son chargé client. La FBF enjoint aussi à une refonte des plaquettes commerciales afin que celles-ci présentent la globalité des produits disponibles mais de manière claire et synthétique. Améliorer la visibilité des tarifs bancaires n’en demeure par moins une avancée mais semble être qu’une partie d’un problème bien plus costaud, la synchronisation du système bancaire avec le petit entrepreneuriat. Cette adéquation est d’autant plus critique qu’une des caractéristiques des petits entrepreneurs est justement de ne pas être « experts en finance ». Ce qui les pousse à adopter une attitude un peu passive et à se laisser guider par leur conseiller bancaire, pour le meilleur comme pour le pire..

L’article : Les tarifs bancaires bientôt plus clairs pour les entrepreneurs ? (L’Express.fr, Marianne REY, 4 juillet 2016)

Bpifrance rhabillée pour l’hiver

Là on parle plus des entreprises qui ont un besoin de financement encore plus important (startups ou pas startups) et qui ont peine à le satisfaire. Un rapport remis à Manuel Valls fait en effet état d’une inefficience du capital-risque français (c’est-à-dire de la chaîne de financement entrepreneuriale). Ce capital-risque est bien existant en France, et il investit même à l’étranger. Mais l’étranger a contrario n’investit pas en France, et les montants en moyenne sont bien inférieurs qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne.

Une des causes à cela serait notre fiscalité. Il faudrait donc l’aligner un peu plus sur celles des autres pays concurrents, car dans un monde où les capitaux sont aussi mobiles, ils se dirigent fatalement vers les fiscalités les plus légères. Une deuxième observation est que les chaînes de financement entrepreneuriales les plus émérites sont celles qui permettent aux premiers de contribuer « à la fois financièrement et opérationnellement à la création ou l’accompagnement de la génération suivante d’entrepreneurs » constate le rapport. En réponse à cela, le compte « entrepreneur-investisseur », déplafonné et éphémère, est à l’étude. Et le dernier point abordé par le rapport n’est pas des moindres : réévaluer la totalité des politiques publiques liées de près ou de loin au capital-risque. Les desseins secrets sont de ratisser un peu la kyrielle des niches fiscales existantes, et ainsi de réorienter l’épargne des particuliers vers des objectifs plus louables comme le capital-risque.

Un dernier coup de bâton est porté sur Bpifrance, jugée omniprésente, étouffant les autres circuits de financement privés, et surtout pas assez compétente pour examiner et jauger seule des projets à financer - d’où la préconisation d’un recours à une expertise « indépendante et qualifiée ». Mais surtout, c’est l’occasion du Brexit qui reste à explorer : est-ce le champs libre pour la France de devenir le nouvel eldorado entrepreneurial européen ?

L’article : Le rapport alarmant sur le financement des start-up en France (Le Figaro.fr, Géraldine RUSSEL, 6 juillet 2016)

P’tits bonus

Voici l’énumération de toutes les mentions obligatoires à faire paraître sur votre facture ! (N’oubliez pas de faire en sorte qu’elle soit plus jolie - esthétiquement parlant - que cet article)

Une vidéo inspirante du collectif Mangrove durant l’une de leur retraite portugaise : ça donne envie d’en être !