Revue de Presse

Les bonnes ondes indépendantes

Publié le 1 juillet 2016 par Garance Dansette
Cette semaine notre revue vous branche sur les merveilleux chiffres de l’entrepreneuriat chez les jeunes et sur les réticences des artisans à adopter les nouveaux outils digitaux. On vous donne aussi les clefs pour se faire payer ses prestations en temps et en heure par nos chers clients, et pour gérer en toute efficacité l’avalanche de mails que vous devez affronter quotidiennement. Il y a aussi une émission spéciale qui vous invite à débattre sur les enjeux cachés de l’ubérisation !

Les jeunes prennent le micro

La création d’entreprise explose littéralement en France pour l’année 2016. Elle est en effet en hausse de 10,3% par rapport à la même période en 20151. L’origine de ce phénomène serait les jeunes, de plus en plus nombreux à se laisser séduire par l’entrepreneuriat et notamment grâce au statut de la micro-entreprise qu’ils plébiscitent.

Il y a en effet 80% de création d’entreprises en plus chez les 18-24 ans - bien que la tranche d’âge la plus « entrepreneuse » reste encore les 35-45 ans. Mais cela ne profite pas équitablement à l’ensemble du territoire français : c’est évidemment Paris qui capte le plus cette énergie. Le plus surprenant est de voir que le secteur d’activité le plus en vogue n’est pas l’informatique et la communication (qui profite d’une hausse toute relative de 4,5%), mais celui du transport et de l’entreposage, ainsi que de l’agriculture et de la pêche, qui ont vu leur nombre d’entreprises créées augmenter de plus de 70% ! Seraient-ils les nouveaux secteurs de prédilections des jeunes entrepreneurs, ce qui serait pour le moins original ?

L’article : La création d’entreprise, nouvel eldorado des jeunes Français ? (Maddyness, Iris MAIGNAN, 28 juin 2016)

Les artisans restent à l’antenne

Ça ne sort pas de derrière les fagots, mais les artisans continuent de rester moins équipés en outils digitaux que les autres TPE (enquête Opinion way). 70% d’entre eux possèdent un ordinateur, un smartphone ou une tablette contre 84% des autres professions2. De même pour les logiciels. Au moins, ils sont raccords avec leurs convictions, puisqu’ils sont la moitié à penser que les innovations digitales ne sont pas stratégiques pour eux. Ils sont même 59% à en déduire qu’elles n’ont pas ou peu d’impact sur leur métier, ce qui laisse penser qu’ils jugent ces nouveaux outils peu adaptés à leur activité. Ils estiment en effet que « l’offre d’outils digitaux destinée aux petites entreprises est insuffisante ». Les artisans ont donc un besoin certain, et sont conscients des avantages que le digital peut leur apporter (échanges facilités, amélioration de la relation client, de la productivité…), mais ceux-ci semblent délaissés par les acteurs du marché du digital. C’est bien pour cette raison que chez Les Petits Entrepreneurs nous sommes décidés à les aider dans leur digitalisation !

L’article : Les artisans restent peu investis dans le digital ( Les Échos Entrepreneurs, Fréderic DEMPURE, 26 juin 2016)

Ne laissez pas le retard de paiement vous prendre de court

Un des problèmes les plus récurrents pour les indépendants c’est le retard de paiement. Parce que oui, six entreprises sur dix ne vous règlent pas à point nommé. Et puis, ce serait la cause de faillite pour 15 000 entreprises chaque année ! Alors la première chose à savoir lorsque l’on se retrouve dans cette situation, c’est que plus le temps passe, moins vous avez de chances de voir votre argent. Si le lendemain de la date prévue de règlement vous ne voyez aucun élément pécunier, prenez contact avec votre débiteur. S’il fait l’autruche, envoyez sans tarder un recommandé.

Ça demande donc à ce que tous les documents contractuels (CGV, bons de commande et de livraison,…) aient été signés au préalable et soient bien en règle. Si rien ne bouge, deux possibilités, souvent à choisir suivant le montant de l’impayé. Le titre exécutoire pour les montants de plusieurs milliers d’euros, et l’injonction de payer pour les sommes n’excédant pas le millier. Il y a en effet dans tous les cas des frais à prévoir, et du temps dépensé, ce qui incite les indés à ne pas pousser l’affaire en justice. Alors la meilleure chose reste encore de vous renseigner sur le « passé de payeur » de votre client, et d’acter le plus de choses (date, modalités de paiement, personne en charge du paiement) avant même le début de la prestation. L’article est très complet et propose même le guide pour mater le débiteur indiscipliné.

L’article : Leçon pour le créateur d’entreprise : contraindre un débiteur réticent à vous payer (Capital, Sebastien PIERROT, 27 juin 2016)

L’ubérisation au centre de l’investigation

Voici un article qui fait émerger de lourds enjeux géopolitiques derrière le débat à propos de l’ubérisation. Pour François Némo, conseiller en stratégies de rupture, la polémique principalement sur l’aspect législatif de l’ubérisation, cache un « hold-up » mondial par les États-Unis et la Chine.

Les plateformes disruptives - telles qu’Uber ou Air b’n’b - sont en train de développer des écosystèmes planétaires qui s’appuient sur la perte de confiance des utilisateurs envers les acteurs traditionnels. Mais ces plateformes sont en fait détenues par une liste très courte d’acteurs qui visent à détenir le monopole dans leur domaine : le savoir pour Google, le commerce pour Amazon et Alibaba, le déplacement et la logistique pour Apple, et j’en passe. Le mieux (ou le pire) c’est qu’ils sont tous basés sur la même offre à savoir une « intelligence artificielle qui optimise la relation entre l’utilisateur et le producteur en supprimant les intermédiaires ». A François Némo alors de nous alerter : « qu’est-ce que l’on met en face ? »

Car ces géants du numérique sont eux aussi déjà en rupture avec le public, sur les questions de sécurité et de vie privée, des écarts de richesse, de l’emploi etc. Il y a donc d’autres acteurs, tels Seed up ou Oscaro, qui se dressent presque comme des Robin des Bois, des acteurs indépendants, qui n’ont pas peur de penser autrement tout en s’engageant avec conviction pour une « raison d’être ».

L’article : Ubérisation ? Cause toujours, tu m’intéresses ! (Medium, François NEMO, 30 juin 2016)

P’tit bonus

Pour ceux qui se laisse manger par les mails, quelques conseils pour optimiser votre temps !