Revue de Presse

Les fables de l’entrepreneur

Publié le 15 avril 2016 par Garance Dansette
Cette semaine, on vous propose un petit panel d’articles (et une vidéo pour changer !) qui viennent illustrer certaines des morales de notre fablier préféré, à savoir Jean de La Fontaine. Il s’avère donc que le cumul de différents postes devient la règle générale, qu’il n’est jamais trop tard pour entreprendre, qu’il est important d’économiser son énergie, et encore mieux, qu’entreprendre est bien plus que un simple métier.

Juste ici-là, un récital Les petits entrepreneurs pour bien commencer ces deux jours de délassement et d’agrément. Quelques articles soigneusement choisis pour accompagner votre week-end et nourrir vos réflexions entrepreneuriales, alimenter vos pensées affranchies, ou encore sustenter vos doutes qui chiffonnent.

« Quoique ainsi que la pie il faille dans ces lieux - Porter habit de deux paroisses. »1

Pie Peggy ANDRÉ, rédactrice en chef de Fractale, nous apporte son regard sur la nouvelle figure-star de l’économie : le slasheur. Que veut dire ce terme ? De plus en plus de travailleurs développent la capacité de passer d’un boulot à un autre avec plus ou moins d’aisance, de jongler entre plusieurs tâches, et donc de cumuler plusieurs postes. Ainsi, l’image donnée est sexy - elle mentionne même une « mode du slasheur » - mais elle rappelle avec discernement que si le parfait slasheur a souvent choisi cette situation, beaucoup se retrouvent confrontés à cette dernière par nécessité et en subissent la précarité.

Article : Le slasheur : donner du sens à la précarité professionnelle (Fractale, 9 avril 2016)

« Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage » 2

Lion Une vidéo-éclair (2 minutes 21 chrono !) sur l’entrepreneuriat chez les quinquas. Ce qui est intéressant c’est le lien entre chômage et création d’entreprise qui est mis en avant : en effet, se lancer dans l’entrepreneuriat est une alternative pour échapper à un chômage de longue durée, chômage touchant particulièrement cette tranche d’âge.

Vidéo (TF1, Février 2016, relayé par BGE)

 

« On voit que de tout temps - Les petits ont pâti des sottises des grands. » 3

Grenouille Envie de bonnes nouvelles ? En voici quatre qui concernent les micro-entrepreneurs. Ce sont des mesures qui avaient été initialement proposées par Emmanuel MACRON, issues de son projet de loi avorté NOÉ (Nouvelles Opportunités Économiques) et qui seront votées en octobre prochain au sein de la loi Sapin II.

Article : Loi Sapin II : ce qui va vous simplifier la vie (Planète auto-entrepreneur, 6 avril 2016)

 

« Aide toi et le ciel t’aidera » 4

Cheval Jérôme nous propose d’optimiser son énergie de façon simple et surtout en se faisant du bien : revenir à l’essentiel, se débarrasser des pollutions de tout type, etc. L’article est succinct, mais il est agrémenté de vidéos. Et même si cela peut vous paraître un peu raccourci (le ton façon « coaching » peut en rebuter quelques-uns), mais ne vous fiez pas à cette apparence, il n’en est que plus utile, puisque déjà prêt-à-l’emploi !

Article : Soyez un entrepreneur HQE : Haute Qualité Energétique (Pourquoi-entreprendre.fr, 12 avril 2016)

P’tit bonus : « L’important n’est pas d’être entrepreneur mais entreprenant »5

Un article qui a fait un gros buzz. L’entrepreneur, simple métier ? Par les multiples compétences qu’entreprendre nous impose de posséder et développer, il semblerait que non. Entreprendre est une attitude, un comportement général, qui dépasse la simple sphère professionnelle, et absorbe tout entier l’entrepreneur, au point que l’aventure en deviendrait presque sacrificielle. Une belle ode à l’entrepreneuriat, pour les petits et grands.

Article : Être entrepreneur, est-il un métier ? (1001 startups, 7 avril 2016)

« Il se faut entr’aider, c’est la loi de nature […] Je conclus qu’il faut qu’on s’entr’aide »

Et si La Fontaine avait été le premier petit entrepreneur de notre ère ? Être poète au 17ème siècle, c’était déjà, d’une certaine manière, être freelance. Il n’avait pas de salaire fixe, et il travaillait pour plusieurs clients ; enfin, pour être plus exact, il se mettait au service de différents mécènes, telles que la Duchesse d’Orléans ou Madame de la Sablière, qui l’assuraient financièrement. Mais en soi, ses lendemains étaient toujours incertains. Et pour faire face à cette situation quelque peu précaire, La Fontaine avait déjà tout compris : « Il se faut entr’aider, c’est la loi de nature […] Je conclus qu’il faut qu’on s’entr’aide » ( L’Âne et le Chien - VIII,17)