Événement

LPA#2 : à votre solidarité !

Publié le 15 mars 2016 par Nicolas Gerchenzon
Pour ce deuxième Petit Apéro, nous sommes tranquillement montés en puissance. Un espace dédié, dans un lieu sympathique, et une trentaine de petits entrepreneurs en pleine forme nous ont permis de tester plus concrètement notre concept « Solidating ». Des prises de conscience au sujet de l’organisation d’un évènement de ce type, à la réalité des problèmes et besoins des petits entrepreneurs, les avancées furent à nouveau nombreuses. Retours sur cette soirée de folie.

Une organisation qui se rôde

Contrairement au premier Petit Apéro (cf. article connexe « Petit test entre amis : et après l’apéro ? »), nous étions beaucoup moins « à l’arrache » et nous avions à coeur d’organiser plus solidement cette deuxième édition. Le rendez-vous était fixé au jeudi 10 mars au Harper’s Café à Grenoble. J’avais pu découvrir ce bar-restaurant hybride New-Yorkais lors d’un Café-Voyage1 organisé par la très dynamique association Grenoble Bouge. La mezzanine privatisable, fournie en fauteuils et canapés confortables, était déjà bien appréciable malgré la hauteur sous plafond discriminante pour les plus d’1m85.

David nous avait concocté une affiche aguicheuse avec Tom Cruise en effigie et une accroche digne des meilleures agences de com’ : « de la bière, des chips et de l’entraide entre petits entrepreneurs ». D’emblée, ça fait rêver. Nous avons un peu plus communiqué, tout en souhaitant contenir le nombre de participants, afin de maîtriser le format et conduire nos petits tests efficacement. L’objectif était de rassembler un maximum de trente personnes et commencer à éprouver concrètement le concept « Solidating ».

Des problèmes & des solutions

Des problèmes & des solutions Un questionnaire Google Form2 a été créé pour essayer de collecter des infos sur les participants en amont, afin de nous aider à mieux les faire se rencontrer pendant la soirée : là où certains déclarent des problèmes, d’autres déclarent des compétences, nous permettant de créer un matching3.

Nous sommes arrivés sur place vers 18h30 pour préparer et agencer l’espace réservé. Garance et Romain (cf. page L’équipe) étaient en charge d’accueillir les participants et leur faire remplir le fameux questionnaire (complétant ceux déjà remplis online). Nous avons instauré un principe simple et matérialisé cette idée de matching : deux banderoles scotchées au mur, une pour les problèmes, l’autre pour les compétences. Nos deux charitables stagiaires devaient positionner sous celles-ci des Post-it4 correspondant à chaque participant.

Même sans chips, un apéro riche en échanges

Dès 19h, les premières personnes sont arrivées. Ponctuel le petit entrepreneur !

« Attendez les gars … où est Tommy ? Où est mon cocktail ?? … Où sont mes chips ??? ». Tom a décommandé au dernier moment, et nous n’avions pas le budget pour des chips. Maël, le Directeur du Harper’s nous a sauvé en compensant par son accueil et ses nachos. Passé les petites déceptions, les discussions ont débuté et le « Post-it Wall » s’est rempli à la vitesse de la lumière. Intrigués, les participants l’ont consulté naturellement, comparant leurs problèmes ou cherchant quelqu’un possédant les compétences pour y répondre. Idéal pour nous, certains ont fait le pas comme des grands et se sont mis en quête de la personne indiquée sur le bout de papier.

Au pic de la soirée, nous étions une petite trentaine (objectif atteint). Il y avait des têtes connues du premier Petit Apéro, quelques potes entrepreneurs, nos nouveaux amis de la Pousada (Lydie la Directrice, Régis de l’ACEISP, Chris le youtubeur et sa team du Khundhar) et des inconnus avec qui nous avons fait connaissance.

Mezzanine en fusion, échanges bouillants, on a fini par ouvrir la fenêtre pour éviter de se mettre torse nu. De notre côté, nous avons passé la plupart de notre temps à concrétiser l’utilité de nos Post-it et faire matcher les gens entre eux :

  • un projet de création d’agence de voyage en Afghanistan + un ancien militaire y ayant séjourné ;

  • un commerçant établi depuis plusieurs années + un e-commerçant qui débute ;

  • des porteurs de projets d’espaces de co-working ;

  • un collectif de freelances + une pépinière (la nôtre !), etc.

Ça se refilait des tuyaux plus vite qu’un plombier. Partage de contacts, de récits d’expériences, de trucs et astuces, le tout enrobé de sourires dans une ambiance décontractée. Bref, vous comprenez mieux pourquoi on a appelé ça « Solidating », et pour nous, ça officialise le nom qui nous semble incarner parfaitement cette idée de rencontre solidaire.

Les petits constats

De manière générale, les retours que nous avons eu Post-Soirée (un nouveau concept de soirée collante) ont été très positifs et encourageants. Vous avez apprécié le concept de « matching » et le fait d’être mis en relation avec d’autres personnes correspondant à votre profil ou à vos attentes. Il va falloir de notre côté bosser sur la forme pour fluidifier les rencontres. On va peut-être même se mobiliser et investir dans un tableau (faudra choisir : chips ou tableau…) pour éviter que les Post-it, soumis à la chaleur ambiante, ne suent de tout leur papier sur des murs eux-mêmes en nage, créant inévitablement un gros soucis d’adhésion. En bref, chaleur qui tue = ça colle plus.

De l’utilité d’organiser en amont

Concernant le questionnaire, les quelques réponses obtenues via le Google Form furent encourageantes, et montrent par ailleurs la difficulté de qualifier les problèmes. Le mot devra au demeurant recouvrir plus que son aspect a priori négatif puisqu’il s’agit en fait de problématiques, de besoins, de demandes de conseils ou encore de résultats d’une simple curiosité à propos de tel ou tel sujet. La récupération d’un grand nombre de réponses nous permettra inévitablement de mieux comprendre les problématiques et de mieux les qualifier. Nous devons inciter les participants à remplir ce questionnaire (certainement via une inscription obligatoire) pour mieux anticiper le déroulement de la soirée.

D’autre part, le caractère dédié de l’endroit est indispensable dépassé les 10 personnes. Soutenu par un accueil simple mais bien pensé, un decorum modeste mais présent, Les Petits Apéros se transforment alors en véritable petit évènement.

Du besoin de mieux qualifier et présenter les participants

Au delà des problèmes et des compétences, il est crucial de mettre en avant l’activité, la profession ou le métier des participants. Il nous faut réfléchir à la façon de mieux présenter chaque personne, sans surcharger le nombre d’informations. In situ, il faut visualiser ces caractéristiques simplement, au plus près des individus. La question des badges est revenue sur le tapis : faut-il en porter pour s’identifier ou « non, un badge, c’est trop ringard » ? Peut-être des pin’s parlant dans ce cas.

De la nécessité d’assister « pendant »

Enfin, nous avons constaté à quel point l’interaction humaine vaut mille Post-it, Google Forms et autres supports d’organisation. Faire l’entremetteur est objectivement incontournable. Le souci, c’est qu’à 30, ça passe encore, mais dès que nous serons plus nombreux, il sera quasi impossible de bien effectuer cette tâche sans renfort. Ainsi, à voir s’il nous faut privilégier la piste des moyens de reconnaissance et repérage pour simplifier la création d’interactions, ou renforcer l’équipe organisatrice à l’aide de volontaires par exemple. « Les deux mon capitaine », me direz-vous, et vous avez sûrement raison !

La machine est donc lancée avec pour objectif d’aboutir à la création d’un format d’événement plus important, que nous espérons ficeler d’ici le mois de juin. Nous nous remettons au boulot pour vous organiser le 3ème Petit Apéro qui aura lieu le mercredi 13 avril. Au programme, de nouveaux tests à vos côtés, et de nouvelles discussions décontractées et humaines. À vos agendas les grenoblois ! Quant aux millions de petits entrepreneurs des autres villes de France, patience ! Le temps et les moyens nous permettront de venir vous voir, et il nous tarde sincèrement de vous rencontrer !

Bonus Focus Petit Entrepreneurus

Yasmine DEROYON

Yasmine DEROYON « Je réponds à des problématiques de restructuration des portefeuilles produits/services pour plus de lisibilité marché, plus de performance et de compétitivité. Souvent les entreprises intéressées ont besoin d’un regard neuf et novice sur le marché sur lequel elles évoluent. Je leur permets ensuite de se réadapter et d’évoluer plus rapidement qu’avant. »

Plus précisemment, Yasmine est Consultante en marketing de l’offre auprès de PME/ PMI. Elle s’est lancée dans cette activité en janvier 2013 et a opté pour le portage salarial.

Elle aime ? La diversité des activités, des problématiques, l’adaptabilité dont il faut faire preuve. Elle déteste ? Le travail en solo. Ses supers pouvoirs ?

L’écoute, l’art de transformer un problème en nouveaux potentiels !